La cohésion sociale au Burkina Faso : quel apport de la gouvernance locale ?

C’est ce sous ce thème que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, accompagné du ministre chargé de la Réconciliation et de la cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a procédé le jeudi 27 mai 2021 au lancement du projet « Gouvernance Locale et Cohésion Sociale » (GoLCoS). Initiative du gouvernement burkinabè en étroite collaboration avec le PNUD et le gouvernement des Pays-Bas, le projet vise à renforcer la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et participative dans les collectivités territoriales ciblées.

Havre de paix jadis, le Burkina Faso fait face depuis 2016 à une crise multidimensionnelle marquée par la détérioration de la situation sécuritaire très préoccupante. En effet, les activités terroristes des groupes armés non identifiés sont estimés à 550 à travers le pays selon Crisis Group. Cette agressivité des attaques terroristes et la présence quasi-permanente des groupes armés seraient dues aux faibles performances des structures compétentes à fournir et à garantir l’accès équitable aux services de base, à la faiblesse des institutions juridiques et de sécurité, à la faible qualité de la gouvernance des affaires, à la rareté des ressources financières pour booster les économies locales et la persistance de la pauvreté.

Outre les attaques terroristes, le Burkina Faso est également confronté à la monté de l’extrémisme violent. En effet, perçu comme un phénomène lointain, il serait nourri par l’intolérance, la haine, la division et le déni de l’Etat qui contribuent à détériorer la cohésion sociale et les principes du vivre-ensemble.

Ainsi, les conséquences de cette escalade de la radicalisation et de l’extrémisme violent menacent la stabilité et la sécurité dans les différentes régions du pays en se traduisant par des déplacements internes des populations impactées, l’accroissement des risques d’enrôlement des jeunes par les groupes armés non identifiés, le départ des agents des services techniques de l’Etat des zones de crise, les difficultés d’approvisionnement des populations occupées. Face à cette situation, des mesures ont été prises à tous les niveaux pour apporter des réponses appropriées et efficaces en vue d’atténuer les conséquences de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Source: http://lefaso.net/spip.php?article104998

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