Journée internationale de soutien aux victimes de la torture : Les acteurs mobilisés pour une lutte sans relâche

Le 26 juin est proclamé Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Cette année, la commémoration de ladite Journée, en différé, au Burkina s’est tenue à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest. A cet effet, le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, avec l’appui du PNUD, a organisé un panel le vendredi 30 juillet 2021 dans la ville d’accueil.

Source: Lefaso.net http://lefaso.net/spip.php?article106613

Le 10 décembre 1984, les Nations-Unies, pour mieux prévenir et lutter contre la torture et autres peines et pratiques assimilées, ont adopté une convention contre ces pratiques. A cet effet, le 26 juin a été proclamé Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Ce qui justifie la tenue du panel organisé par le ministère en charge des Droits humains pour commémorer l’évènement.

Cette journée du 30 juillet, qui a permis aux différents acteurs de marquer un arrêt afin d’échanger sur les obligations de l’État, a vu aussi l’animation d’un plateau télé. Lors de ce panel animé par des experts du ministère en charge des Droits humains, la Commission nationale des droits humains et des organisations de la société civile, divers thèmes étaient à l’ordre du jour. Il s’est agi entre autres de la présentation de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants ; l’état des lieux de la mise en œuvre de cette convention ; du cadre juridique national de protection contre ces pratiques ; de la place et le rôle de la commission nationale des droits humains dans la prévention et l’assistance aux victimes de tortue, etc.Une vue des participants

« Lutter sans relâche contre la torture »

Aux dires de Maimouna Dermé/Traoré, chargée de mission et représentant la ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, la célébration de cette Journée internationale de soutien aux victimes de la torture est une occasion de faire le point sur l’état de la mise en œuvre de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants au Burkina Faso. De ce fait, elle a lancé un appel à « toutes les parties prenantes, y compris les institutions étatiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, de même que les individus à œuvrer dans la synergie d’action pour lutter sans relâche contre la torture et soutenir indéfectiblement les personnes qui ont été ou sont encore victimes de la torture ».Maimouna Dermé/Traoré, chargée de mission et représentant la ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique

A écouter Maimouna Dermé/Traoré, certaines actions sont menées pour prévenir et détecter d’éventuels cas de torture. Elle a relevé parmi tant, des visites professionnelles des lieux de détention, l’inspection des lieux de détention effectuées par le ministère en charge de la Justice, et la remise totale de peines, à titre exceptionnel, à 1207 détenus au regard du Covid-19.

Ce panel en honneur des victimes de la torture a connu entre autres la participation des Forces de défense et de sécurité, des organisations de la société civile, du personnel de la garde de sécurité pénitentiaire, le personnel de la santé, ainsi que les acteurs intervenants dans la promotion, la protection et la défense des droits de l’Homme.

Les acteurs de la protection des droits humains

« La torture, l’un des actes les plus vils commis par des êtres humains »

Selon Losseni Cissé, chargé de programme au PNUD et représentant le représentant-résident (partenaire technique et financier), la torture a toujours été condamnée par l’Organisation des Nations-Unies comme l’un des actes les plus vils commis par des êtres humains sur leurs semblables. Et pour ce faire, elle a adopté nombreux instruments en matière de droits humains qui font de la protection de l’intégrité physique et de la lutte contre la torture, des principes fondamentaux auxquels on ne peut déroger, quelles que soient les circonstances.

« Les Nations-Unies ont mis en place depuis 1981, le Fonds de contributions volontaires des Nations-Unies pour les victimes de la torture afin de soutenir les victimes de torture et leurs familles. Il s’agit d’un Fonds qui fonctionne en acheminant des contributions volontaires vers des organisations de la société civile fournissant des services juridiques, sociaux, humanitaires, psychologiques et médicaux », a ajouté Losseni Cissé.

Le représentant du PNUD n’a pas manqué de réaffirmer leur disponibilité à accompagner le gouvernement burkinabè dans ses efforts de promotion des droits humains.

Les attentes nourries étaient que cette séance d’échanges découle sur des perspectives qui visent au renforcement des efforts pour un meilleur respect des droits des victimes de la torture et des pratiques assimilées, de même qu’à leur éradication. A cet effet, la représentante de la ministre en charge des Droits humains a clos ses propos en invitant tous les acteurs à conjuguer leurs efforts pour promouvoir et protéger les droits des personnes victimes de torture.

Prince Oumar
Lefaso.net

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